Vers la page d'accueil plan du site liens utiles bibliographie
Outils agricoles Techniques culturales Thèmes transversaux
Accueil > Outils agricoles > Travail du sol > Cultivateur rotatif
 
Cultivateur rotatif
 
Cultivateur rotatif
(Photo : coopérative fédérée de Québec)
Schéma du mode d'action du cultivateur rotatif à axe horizontal ( ITCF)
 
 
Utilisation
Les cultivateurs animés par la prise de force du tracteur sont connus depuis le début de la motorisation. Très utilisés en maraîchage, ces outils ne se sont véritablement développés en grande culture que depuis le milieu des années 70. Ils présentent le double avantage d’utiliser bien mieux que les outils attelés la puissance développée par le moteur et de diminuer l’effort de traction. L’efficacité des pièces travaillantes est en effet plus grande avec ce type d’outil, car la vitesse d’action des pièces travaillantes est bien plus élevée, la vitesse d’avancement se combinant à la vitesse propre de la dent. Ainsi, à travail identique, l’énergie nécessaire est du même ordre de grandeur qu’avec un outil simplement traîné. Ces outils effectuent un travail d'émiettement très important sur une profondeur qui peut aller jusqu'à 40 cm.
Fonctionnement
Le cultivateur rotatif à axe horizontal, également appelé houe rotative, comporte un rotor équipé de pièces travaillantes tournant de 100 à 300tr/min autour de l'axe horizontal perpendiculaire à l'avancement. Les pièces travaillantes sont des lames coudées de grande dimension (rotavoator) ou des lames droites (rototiller, cultirateau). La vitesse d'avancement du tracteur conjuguée à la vitesse de rotation détermine l'émiettement, qui est extrêmement important comparé à celui obtenu avec un outil simplement traîné. La présence d'un tablier réglable permet d'accroître encore cet émiettement par projection contre les tôles. Enfin, ces cultivateurs peuvent être associés à un semoir à céréales pour une implantation en un seul passage après le labour.
Réglages
La profondeur de travail se règle à l'aide de patins, de roues de jauge ou grâce au rouleau arrière.

On peut jouer sur le degré d'émiettement en ajustant la vitesse de rotation des dents, leur nombre la position du tablier ou la vitesse d'avancement du tracteur.

La position du tablier joue également sur la qualité de l'enfouissement des débris végétaux : s'il est baissé ces derniers sont recouverts par la terre fine résultant de l'éclatement des mottes sur la tôle ; s'il est levé, les débris restent plutôt en surface.

Le type de pièce travaillante joue également sur le degré de nivellement de la surface : les lames coudées laissent un sol mieux nivelé que les lames droites.

Dernière mise à jour le : 2/05/12 - Auteurs et crédits - AgroParisTech