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Préparation du lit de semences
 
Résultat du passage d'un outil animé
État de surface d'un lit de semences battu
Association vibroculteur et rouleau pour préparer le lit de semences
 
 
Définition

La préparation du lit de semences consiste en un ensemble d'opérations de travail du sol superficiel (5 à 10 cm) réalisées à l'aide d'outils attelés à dents (cultivateurs légers), à pointes (herse) ou à disques (pulvériseurs) ou d'outils animés par la prise de force du tracteur (houe rotative, machine à bêcher, herse alternative, herse rotative). Différents types de rouleaux peuvent également être utilisés pour parfaire l'émiettement, assurer le nivellement et tasser légèrement le sol pour améliorer le contact entre la terre et la graine. Ces actions préparatoires sont complétées par l'action des organes d'enterrage et de recouvrement des semoirs.

L'objectif premier des ces opérations est d'obtenir un état de la couche la plus superficielle du sol qui soit favorable à la germination et à la levée des cultures : structure, nivellement, contact terre-graine, absence d'adventices et de résidus). Il faut également tenir compte de l'évolution de l'état du lit de semences dans la période qui suit le semis (risque de battance, de dessèchement).

Objectifs visés

Pour germer dans de bonnes conditions, la graine a besoin d'eau (pour l'hydrolyse de ses réserves) et d'oxygène (pour sa respiration). Pour lever, la jeune plantule doit pouvoir se développer sans rencontrer d'obstacle en surface (mottes, croûtes de battance) ou en profondeur (qui gêneraient la progression de la radicelle). Il faut également éviter la présence d'une trop grande quantité de débris organiques et d'adventices. Ainsi pour préparer un lit de semences, on réalise, en une ou plusieurs opérations :

  • Un émiettement des premiers centimètres de sol : cet émiettement permet avant tout d'améliorer le contact entre la terre et la semence, indispensable à une bonne imbibition de celle-ci. L'absorption d'eau se fait en effet essentiellement par diffusion d'eau liquide entre les agrégats de sol et la semence. Il permet également d'améliorer la porosité structurale, pour une meilleure oxygénation de la semence. Enfin, cet émiettement réduit la présence d'obstacle à la levée de type motte.
  • un nivellement de la surface, et, éventuellement, son tassement modéré (« rappuyage »), pour améliorer encore le contact terre-graine, favoriser les remontées capillaires et éviter un dessèchement trop rapide par évaporation au niveau de la surface. 
  • l'élimination des adventices et des débris végétaux, parce qu'ils peuvent représenter des obstacles à la levée, abriter des ennemis de la jeune plantule (limaces) et car leur décomposition consomme de l'oxygène au détriment de la semence.
    Cependant, les choix en matière d'outils et de réglages dépendent non seulement de ces objectifs mais également du coût et, surtout, du temps disponible pour préparer le sol. En effet, il faut également tenir compte des contraintes liées à la date de libération de la parcelle par la culture précédente, à la météo, à l'équipement. L'agriculteur est alors amené à modifier l'itinéraire de préparation « idéal » en le simplifiant ou en adaptant le choix des outils.
Raisonnement de la technique

Le degré d'affinement et la profondeur de travail sont raisonnés en fonction de la taille de la graine, du type de comportement du sol (battant ou stable) et des risques climatiques pendant la période de germination et de levée (dessèchement ou battance).

Il faut veiller à ne pas trop affiner le sol en terrain limoneux, pour limiter le risque de formation d'une croûte de battance consécutive à une pluie sur des sols de faible stabilité structurale et trop finement aplanis et émiettés. De même, on essaye, dans la mesure du possible, de positionner les mottes à la surface du sol et la terre fine en profondeur. En pratique, on recherche d'autant moins de terre fine (en surface surtout) que la graine est plus grosse, le sol plus battant et les risques de pluie élevés. En revanche, en sol non battant, on recherche un degré d'affinement maximum, et le meilleur contact terre-graine possible, tout en évitant un dessèchement trop rapide. Le choix de l'épaisseur travaillée dépend également des risques climatiques (battance, sécheresse) pendant les phases de germination et de levée : on cherche à semer d'autant plus profondément que le risque de dessèchement est élevé, le risque de battance faible et la taille de la semence importante.


Dernière mise à jour le : 2/05/12 - Auteurs et crédits - AgroParisTech